Question écrite n° 39210 de Mme Émilie Cariou à M. le Ministre de l’économie, des finances et de la relance sur l’approvisionnement en matières premières des chefs d’entreprises meusiens et nationaux qui constatent une envolée des prix de ces matières premières.

Mme Émilie Cariou alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la relance sur la question de l’approvisionnement en matières premières des chefs d’entreprises meusiens et nationaux qui constatent une envolée des prix de ces matières premières. Elle souligne qu’il est essentiel de pouvoir sécuriser les approvisionnements, ainsi que l’activité des entreprises, notamment en Meuse, afin d’éviter que des drames ne se produisent à l’avenir. Cuivre, fer, acier, aluminium ou encore maïs, blé, soja, bois : après une chute mondiale en 2020, les prix des matières premières connaissent une hausse exponentielle depuis le début de l’année 2021. Le cours du pétrole brut a pris 30 % depuis un an. Celui du bois de construction a triplé au cours des douze derniers mois. L’étain, prisé pour les circuits électroniques, les composants automobiles et les batteries, est également au plus haut depuis 2011 : son prix a doublé en un an. Et le cours du cuivre a battu début mai 2021 un record vieux de dix ans. Tous ces éléments ont également pour conséquences un impact sur le compte de résultat opérationnel d’innombrables entreprises en France, et donc sur les marges potentielles qu’elles se sont fixées. Mme la députée souligne également qu’il existe aujourd’hui des coûts non récupérables sur les contrats clients qui occasionnent d’ores et déjà des pertes sèches pour ces entreprises. Elle salue toutefois la mise en place de consignes données aux acheteurs publics de l’État dans les contrats de la commande publique en cours d’exécution. Elle souligne que les ministres ont invité les collectivités locales et les établissements publics locaux et nationaux à suivre ces consignes du ministère. Compte tenu de ces éléments, elle lui demande quelles mesures économiques et fiscales pérennes le Gouvernement compte prendre afin de sécuriser l’activité des entreprises déjà très impactées depuis près de 15 mois et ainsi leur permettre d’amortir ces écarts.